Les élections municipales 2026 à Roubaix s’annoncent particulièrement captivantes, avec une lutte électorale intense entre sept prétendants au poste de maire. Cette échéance électorale, prévue les 15 et 22 mars 2026, intervient dans un contexte politique local bouleversé par la disqualification de l’ancien maire Guillaume Delbar, condamné pour escroquerie et déclaré inéligible pour deux ans. En conséquence, Alexandre Garcin, son adjoint à la transition écologique, a pris les rênes de la mairie, se présentant désormais à un premier mandat officiel. Le scrutin verra s’opposer des candidats issus de diverses sensibilités politiques, mêlant figures de la droite, de la gauche, ainsi que des mouvances citoyennes et de l’extrême gauche, reflétant la pluralité et la complexité du paysage politique roubaisien en cette année charnière.
La politique locale à Roubaix se trouve à un tournant décisif, où chaque liste présente un projet ambitieux visant à répondre aux attentes d’une population confrontée à des défis sociaux et économiques majeurs. La campagne électorale est déjà lancée, et le débat public s’oriente vers des thèmes cruciaux tels que le logement, la sécurité, l’emploi, ou encore l’écologie. La bataille pour la mairie a donc une portée symbolique forte, puisqu’elle déterminera le visage futur de ce territoire dynamique de la métropole lilloise. Pour bien comprendre ces enjeux et les profils des candidats, il est essentiel d’examiner en détail chacun d’eux, leurs programmes, leurs parcours, ainsi que les dynamiques locales qui influenceront le vote les 15 et 22 mars prochains.
Les sept prétendants au fauteuil de maire de Roubaix : profils et enjeux
Pour les Municipales 2026, la ville de Roubaix, située dans le Nord et rattachée à la métropole de Lille, accueillera sept candidats candidats distincts, incarnant des sensibilités politiques diverses. L’élection suit une période troublée, marquée par la condamnation de l’ancien maire Guillaume Delbar qui avait pourtant remporté le dernier scrutin en 2020 avec une confortable majorité de 56,21 %. Sa démission oblige la ville à renouveler son choix démocratique avec des candidats qui tentent de convaincre une population souvent sceptique mais désireuse de changement.
Alexandre Garcin, actuel maire sortant nommé après la démission de Delbar, conduit une liste divers centre. Son expérience en tant qu’adjoint à la transition écologique le place comme un candidat soucieux des enjeux environnementaux, un thème de plus en plus prégnant dans la campagne électorale. Sa prise de fonction récente le met en situation de défenseur d’une continuité municipale, mais il devra affronter d’importants défis pour convaincre les électeurs qu’il peut transformer Roubaix durablement.
La gauche est également bien représentée par Karim Amrouni, divers gauche, et David Guiraud, candidat de La France insoumise (LFI). Karim Amrouni, dont la candidature a suscité certaines polémiques autour de sa domiciliation administrative, propose un programme orienté vers la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des habitants modestes. David Guiraud, député et figure emblématique de LFI dans la région, cherche à capitaliser sur l’élan de la France insoumise pour réorienter la politique locale vers un changement radical. Sa campagne est sous les feux des projecteurs, notamment à cause de son image controversée et de ses stratégies inventives visant à séduire un électorat populaire désabusé.
Du côté de l’extrême droite, Céline Sayah conduit la liste du Rassemblement National (RN), un parti qui a su accroître sa présence locale ces dernières années à Roubaix. Elle milite sur les thèmes sécuritaires et de l’identité locale, cherchant à attirer un électorat souvent sensible à ces questions dans cette ville où les tensions sont parfois palpables. Sa liste tente de capter un vote protestataire tout en revendiquant un projet concret pour la métropole.
Les candidatures de André Hibon (divers droite), Françoise Delbarre (Lutte ouvrière) et Nacim Zeghlache-Salhi (liste citoyenne « Pour Roubaix ») complètent ce tableau, incarnant respectivement des voix plus conservatrices, ouvrières et citoyennes alternatives, souvent axées sur une démocratie participative plus intense. Enfin, Rachid Rizoug, représentant de la liste « Démocratie directe », met en avant une approche nouvelle centrée sur la participation des habitants aux décisions quotidiennes de la ville.
| Candidat | Affiliation | Points forts | Enjeux principaux |
|---|---|---|---|
| Alexandre Garcin | Divers centre | Continuité, écologie | Transition écologique, cohésion sociale |
| Karim Amrouni | Divers gauche | Justice sociale | Logement, emploi des jeunes |
| David Guiraud | La France insoumise (LFI) | Porte-parole populaire | Transformation sociale radicale |
| Céline Sayah | Rassemblement National (RN) | Sécurité, identité locale | Lutte contre l’insécurité, tradition |
| André Hibon | Divers droite | Conservatisme local | Stabilité, attractivité |
| Françoise Delbarre | Lutte ouvrière | Proximité ouvrière | Conditions de travail, droits sociaux |
| Nacim Zeghlache-Salhi | Citoyenne | Démocratie participative | Participation citoyenne, urbanisme |
La remise en question du modèle politique traditionnel est palpable, et chaque candidat mise sur un positionnement distinct pour séduire un électorat divisé mais mobilisé.

Une campagne électorale intense : thématiques et stratégies
La campagne en vue du vote municipal à Roubaix s’inscrit dans une dynamique très animée où chaque camp déploie une stratégie spécifique pour conquérir des électeurs souvent désabusés par la politique locale. Le dossier du logement, notamment, s’impose comme un enjeu central. Roubaix est une commune marquée par une forte précarité, et plusieurs candidats ont fait du droit au logement décent un de leurs axes majeurs. Pour exemple, Karim Amrouni et David Guiraud poussent tous deux sur des mesures pour développer des logements sociaux et l’accès facilité pour les jeunes.
Outre le logement, la sécurité est l’autre grande question qui polarise les débats. Céline Sayah met en avant une plateforme axée sur le renforcement des forces de police et le contrôle accru des zones sensibles. À l’inverse, d’autres candidats appellent à une politique de prévention sociale et de médiation citoyenne, rejettant une approche purement sécuritaire qui ne ferait que renforcer les tensions. Cette opposition illustre parfaitement la fracture idéologique qui traverse la ville.
La dimension écologique dans la campagne municipale
L’écologie est aussi un volet incontournable de cette campagne. Alexandre Garcin profite de son passé d’adjoint à la transition écologique pour défendre un programme ambitieux, intégrant des mesures pour le développement d’espaces verts, la rénovation énergétique des bâtiments publics, ou encore la promotion des mobilités douces. D’autres listes citoyennes et de gauche soutiennent également ces priorités, voulant faire de Roubaix un exemple de ville durable. Cette thématique résonne particulièrement chez les jeunes et les ménages soucieux de leur cadre de vie.
Par ailleurs, les problématiques économiques et sociales traversent toute la campagne. L’emploi, particulièrement pour les jeunes, est un point d’attention constant. A cet égard, la ville voit une montée des initiatives locales pour dynamiser son tissu économique, et certains candidats mettent en avant leurs projets visant à accompagner les entrepreneurs et à fidéliser les jeunes diplômés dans la métropole. La question de la solidarité intergénérationnelle émerge aussi souvent dans les discours des prétendants, qui cherchent à répondre aux besoins de tous les habitants, quel que soit leur âge ou leur origine sociale.
Les défis majeurs à relever par le prochain maire de Roubaix
Le prochain maire de Roubaix héritera d’une ville aux contours complexes, où la fracture sociale et économique est visible et où les attentes sont multiples. La gestion de la précarité urbaine reste une priorité absolue, avec un taux de pauvreté supérieur à la moyenne nationale. Il devra également faire face à une population métissée, très jeune, avec des enjeux culturels forts qu’il faudra intégrer dans ses politiques publiques.
Le défi écologique, évoqué précédemment, ne doit pas être minimisé. En effet, la transition écologique à l’échelle d’une commune industrielle comme Roubaix passe par une approche globale : améliorer la qualité de l’air, gérer la rénovation énergétique des logements anciens, développer les transports en commun, et promouvoir l’économie circulaire sont autant d’actions à mener sous la houlette d’un maire ambitieux. La cohésion sociale et l’inclusion seront des axes stratégiques pour apaiser une ville parfois marquée par des tensions ethniques et sociales.
Assurer une dynamique économique et sociale durable
Le nouveau mandat devra aussi impulser une politique dynamique pour soutenir les entreprises locales et favoriser l’innovation sociale. Certains quartiers souffrent encore d’un chômage élevé et d’un déclin économique, et l’ouverture vers des formes nouvelles d’économie collaborative ou d’économie sociale et solidaire serait un levier important pour redynamiser le territoire. Par exemple, en favorisant les circuits courts ou en soutenant les jeunes start-up implantées dans la métropole lilloise, le maire pourrait contribuer à un redressement durable.
Un autre axe capital concerne la gouvernance et la manière dont la mairie pourra restaurer la confiance des citoyens. Après l’affaire ayant conduit à l’inéligibilité de Guillaume Delbar, la transparence et l’éthique de gestion municipales seront des valeurs fortes sur lesquelles s’appuiera sans doute la prochaine équipe municipale. Valoriser la participation citoyenne, notamment via des conseils de quartier ou des assemblées locales, pourrait être un moyen efficace pour resserrer les liens entre la municipalité et la population.
Le vote à Roubaix : comportements électoraux et perspectives
Observer les comportements électoraux à Roubaix offre un aperçu des défis de la démocratie locale. Historiquement, la ville a montré des tendances fluctuantes entre la gauche modérée, la droite locale et des mouvances plus radicales. Les abstentions restent une problématique notable, reflétant une certaine méfiance ou lassitude vis-à-vis des institutions politiques. Ainsi, mobiliser les électeurs, surtout dans les quartiers populaires, sera crucial pour le succès ou l’échec de n’importe quel candidat.
Dans ce contexte, les effets des campagnes personnalisées et des mobilisations citoyennes prennent une importance particulière. Par exemple, la liste « Pour Roubaix » de Nacim Zeghlache-Salhi mise sur la démocratie participative et veut s’adresser directement aux habitants, notamment les jeunes, à travers des méthodes innovantes de consultation. Cette démarche semble répondre à une demande croissante de transparence et d’implication réelle dans la vie municipale.
Le rôle des partis traditionnels et nouveaux acteurs
Les partis historiques comme Les Républicains ou La République en Marche, bien que présents dans la région, doivent désormais composer avec des forces politiques émergentes ou radicales qui bousculent le paysage habituel. Le positionnement d’Alexandre Garcin, soutenu par diverses formations centristes, illustre cette recomposition. Par ailleurs, la montée de David Guiraud et de LFI montre que les alternatives radicales peuvent capter une partie non négligeable de l’électorat, en particulier les jeunes et les classes populaires.
Le scrutin municipal est donc à suivre de près, car il fournira une image fidèle de l’état des clivages politiques locaux et de la capacité des acteurs à répondre aux attentes d’une population diverse. Pour mieux comprendre les enjeux et le calendrier des élections municipales, les habitants peuvent consulter des ressources spécialisées comme les dernières actualités sur les municipales ou les informations sur les dates et modalités du scrutin, essentielles pour bien préparer le vote.
Les leviers pour transformer Roubaix : innovation et démocratie locale
Face aux nombreux défis, la transformation de Roubaix passe par des initiatives innovantes et une gymnastique démocratique renouvelée. Certains candidats, notamment ceux issus des listes citoyennes, plaident pour un modèle de gouvernance reposant sur une démocratie délibérative renforcée. L’idée est de faire participer les habitants plus activement aux décisions, notamment celles touchant à l’urbanisme, la culture ou les services municipaux.
L’utilisation des nouvelles technologies et d’outils numériques fait partie des solutions envisagées. Par exemple, la mise en place de plateformes interactives pour recueillir les avis, ou encore des budgets participatifs, peut donner une voix plus directe aux habitants souvent éloignés des circuits institutionnels classiques. Ces propositions constituent un véritable appel à réinventer la politique locale, en rendant les citoyens acteurs et non plus simples spectateurs.
- Renforcer la participation citoyenne par des conseils de quartier actifs et réguliers.
- Développer les mobilités douces et améliorer le cadre de vie urbain.
- Soutenir l’innovation sociale et économique locale pour générer des emplois.
- Promouvoir la transparence et l’éthique dans la gestion municipale.
- Mettre en œuvre des actions concrètes en faveur de l’écologie urbaine.
Ces leviers dessinent les contours d’un mandat tourné vers le futur, où les aspirations multiples des Roubaisiens seraient mieux entendues et prises en compte. La bataille pour la mairie ne se limite donc pas à une simple compétition électorale, elle est aussi un laboratoire de la démocratie locale en pleine évolution.
Qui sont les candidats principaux aux municipales 2026 à Roubaix ?
Les sept candidats incluent Alexandre Garcin (divers centre), Karim Amrouni (divers gauche), David Guiraud (LFI), Céline Sayah (RN), André Hibon (divers droite), Françoise Delbarre (Lutte ouvrière), Nacim Zeghlache-Salhi (liste citoyenne).
Pourquoi Guillaume Delbar ne se représente-t-il pas ?
Guillaume Delbar a été déclaré inéligible pendant deux ans suite à une condamnation pour escroquerie, ce qui l’empêche de se présenter aux élections municipales de 2026.
Quels sont les enjeux majeurs à Roubaix pour ces élections ?
Les enjeux incluent la gestion de la précarité, la transition écologique, la sécurité, le logement social, et la participation citoyenne.
Comment les candidats envisagent-ils d’améliorer la participation citoyenne ?
Certains proposent d’instaurer des conseils de quartier renforcés, des assemblées populaires, et l’usage de plateformes numériques pour impliquer davantage la population dans les décisions locales.
Où peut-on suivre l’actualité des municipales 2026 à Roubaix ?
Les médias spécialisés comme BFMTV ou La Voix du Nord couvrent en détail cette campagne.






