Les Hauts-de-France sacrés région la plus dépressive de France : la carte qui fait mal

Les Hauts-de-France arrivent en tête Carte les plus dépressifs de France
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Et si la géographie influençait vraiment notre moral ?

Chaque année, plusieurs indicateurs de santé publique dressent un constat troublant : certaines régions françaises vont objectivement moins bien que d’autres sur le plan mental.

En croisant :

  • les prescriptions d’antidépresseurs
  • les consultations psychiatriques
  • les arrêts maladie longue durée pour troubles psychiques
  • les tentatives de suicide

une carte se dessine.
Et elle place régulièrement les Hauts-de-France parmi les territoires les plus touchés.

Un classement qui interroge, dérange parfois… mais qui dit beaucoup de notre réalité sociale.

📉 Une France coupée en deux sur le plan du moral

Quand on observe les cartes publiées par :

  • Santé publique France
  • la DREES (ministère de la Santé)
  • l’Assurance Maladie

une tendance nette apparaît :

  • le Nord et le Nord-Est concentrent les indicateurs les plus défavorables
  • l’Île-de-France est paradoxale : forte densité de soins, mais stress record
  • le Sud-Ouest et l’arc méditerranéen affichent les niveaux les plus favorables

Les départements qui reviennent le plus souvent en tête :

  • Nord (59)
  • Pas-de-Calais (62)
  • Aisne (02)
  • Ardennes (08)
  • Meuse (55)
  • Nièvre (58)

👉 Un large croissant nord-est historiquement marqué par la désindustrialisation et la précarité.

⚠️ Hauts-de-France : une région particulièrement exposée

Difficile de l’ignorer : les Hauts-de-France cumulent plusieurs facteurs de risque connus pour la dépression.

🏭 1. Un héritage industriel lourd

Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Bruay-la-Buissière, Denain) a subi :

  • la fermeture des mines de charbon
  • le déclin de la sidérurgie (Valenciennes, Dunkerque)
  • la chute du textile (Roubaix, Tourcoing)

➡️ Résultat : chômage structurel, perte de repères, déclassement social durable.

💶 2. Une précarité plus forte que la moyenne

Selon l’INSEE :

  • le taux de pauvreté est l’un des plus élevés de France métropolitaine
  • le revenu médian est inférieur à la moyenne nationale
  • le RSA est sur-représenté dans le Nord, l’Aisne et le Pas-de-Calais

➡️ Or, la précarité économique est l’un des facteurs les plus fortement corrélés à la dépression.

🌧️ 3. Une météo qui pèse réellement sur le moral

Ce n’est pas qu’un cliché.

D’après Météo-France :

  • Lille, Dunkerque, Arras et Amiens font partie des villes les moins ensoleillées
  • l’hiver y est plus long, plus humide et plus gris

Moins de lumière =
→ plus de troubles affectifs saisonniers
→ plus de fatigue chronique
→ plus de troubles du sommeil

💊 4. Une consommation d’antidépresseurs parmi les plus élevées

Selon l’Assurance Maladie et Santé publique France :

  • les Hauts-de-France figurent régulièrement dans le top 3 des régions
    • pour les antidépresseurs
    • pour les anxiolytiques
    • pour les arrêts maladie longue durée pour troubles psychiques

Dans le Nord (59) et le Pas-de-Calais (62), les taux dépassent largement la moyenne nationale.

🧠 Une réalité invisible mais massive

La dépression ne ressemble pas toujours à ce qu’on imagine.

Dans beaucoup de familles de Lens, Maubeuge, Roubaix ou Valenciennes, elle prend la forme de :

  • fatigue permanente
  • douleurs diffuses
  • troubles digestifs
  • irritabilité chronique
  • perte d’envie
  • isolement social

Des symptômes souvent banalisés :
👉 « c’est le stress », « c’est la fatigue », « c’est la vie ».

🏙️ Et pourtant, la région n’est pas condamnée

Paradoxalement, les Hauts-de-France sont aussi :

  • l’une des régions avec le plus fort tissu associatif
  • une région où la solidarité familiale reste très forte

À Lille, Roubaix, Amiens, Arras :

  • développement de maisons de santé pluridisciplinaires
  • dispositifs gratuits type Mon soutien psy
  • programmes régionaux de prévention du burn-out
  • renforcement des CMP (centres médico-psychologiques)

📍 Pourquoi cette carte fascine autant ?

Parce qu’elle met en image quelque chose que beaucoup ressentent sans oser le dire :

👉 le mal-être territorial existe.

On ne vit pas la même vie mentale :

  • à Dunkerque qu’à Biarritz
  • à Lens qu’à Montpellier
  • à Maubeuge qu’à Annecy

Et cette inégalité invisible commence enfin à être documentée.

❓ FAQ — Ce que beaucoup se demandent

Les Hauts-de-France sont-ils vraiment la région la plus dépressive ?

Ils figurent presque toujours dans le top 3 selon les indicateurs utilisés
(Santé publique France, Assurance Maladie, DREES).

La météo suffit-elle à expliquer ces chiffres ?

Non. Elle joue un rôle aggravant, mais les causes principales restent :

  • économiques
  • sociales
  • historiques
  • culturelles

Est-ce que vivre dans un département « dépressif » augmente vraiment le risque ?

Oui, statistiquement.
Le contexte social et environnemental influence directement la santé mentale.

Les choses peuvent-elles s’améliorer ?

Oui.
Les données montrent déjà une amélioration locale grâce :

  • au retour partiel de l’emploi
  • à une meilleure offre de soins
  • à la déstigmatisation de la santé mentale

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