À Roubaix, une voix courageuse porte encore le poids et la mémoire tragique d’une époque sombre de l’Histoire. Lili Keller-Rosenberg, survivante de la Shoah, a partagé son témoignage bouleversant sur la déportation et les horreurs vécues dans les camps de concentration nazis. Arrêtée avec ses petits frères alors qu’elle n’avait que 11 ans, elle est aujourd’hui une figure majeure du devoir de mémoire dans la région et au-delà. Son récit profond et poignant, transmis à travers des rencontres avec plus de 1 500 élèves et de nombreuses conférences, révèle non seulement l’atrocité des persécutions subies par les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, mais incarne aussi un puissant message de résilience et de lutte contre l’oubli.
Ce témoignage personnel, enraciné dans la ville de Roubaix, éclaire la réalité quotidienne de la persécution des Juifs en France pendant l’occupation. Il vient ponctuer l’importance de préserver le souvenir de l’Holocauste et de sensibiliser les nouvelles générations à la valeur inestimable des droits humains et de la tolérance. À 93 ans, Lili continue d’émouvoir et d’éduquer, refusant que l’histoire de la Shoah ne tombe dans l’indifférence.
- Lili Keller-Rosenberg, déportée enfant de Roubaix, raconte son calvaire et celui de ses frères.
- Son témoignage alerte les jeunes générations sur l’importance du souvenir et de la vigilance face à la haine.
- La Maison Mémorielle Lili Keller-Rosenberg à Roubaix perpétue cette mémoire à travers des expositions et conférences.
- La résilience de Lili face à l’horreur des camps de concentration démontre la force de l’esprit humain.
- Une leçon d’histoire vivante liée à la Seconde Guerre mondiale et à l’Holocauste, essentielle pour prévenir toute forme de persécution future.
Le parcours de Lili Keller-Rosenberg : enfance roubaisienne et arrestation pendant la Seconde Guerre mondiale
Née à Roubaix, Lili Keller-Rosenberg a grandi dans une famille juive d’origine hongroise qui avait fui l’antisémitisme rampant des années 1920. Son enfance sereine fut brutalement interrompue par l’occupation allemande et la montée des persécutions antijuives. À seulement 11 ans, en octobre 1943, alors que la ville de Roubaix sombrait dans le silence de la peur, Lili et ses petits frères furent arrêtés. Elle remet en lumière ce moment terrible dans son témoignage : « Nous ne savions pas vraiment ce que signifiait être juif, ni l’ampleur du danger imminent. »
Cette arrestation s’inscrit dans un contexte historique plus large où la collaboration entre forces françaises et allemandes facilitait la déportation de milliers de Juifs vers les camps de concentration. La famille Keller-Rosenberg fut ainsi emportée dans la mécanique infernale de l’Holocauste. Plusieurs témoignages rappelant ce drame sont disponibles, comme celui rapporté par La Voix du Nord, où Lili évoque la confusion et l’innocence déchirée de son jeune âge lors de sa déportation.
Dans les camps, où enfants et adultes étaient séparés, la peur et l’angoisse étaient omniprésentes. Pourtant, Lili réussit à survivre, notamment grâce à sa relation protectrice avec ses frères, mais aussi à une incroyable force intérieure, témoignage de résilience unique. Cette partie de son histoire recompose la vie quotidienne et les épreuves terribles vécues sous la déshumanisation systématique imposée par les nazis. Sa survie au milieu de ce chaos témoigne d’une résistance intime face à l’horreur.
Ce parcours exceptionnel met en lumière les conséquences humaines directes des politiques antisémites durant la Seconde Guerre mondiale à l’échelle locale, à Roubaix et dans toute la région Nord-Pas-de-Calais.

Le témoignage de Lili Keller-Rosenberg : mémoire vive de l’Holocauste et engagement éducatif
Depuis plusieurs décennies, Lili Keller-Rosenberg s’est engagée dans une mission cruciale : transmettre sa mémoire et prévenir l’oubli de la Shoah. Ses interventions, souvent devant un jeune public scolaire, sont empreintes d’une authenticité et d’une émotion rares. Elle raconte son histoire avec une clarté poignante, décrivant la brutalité des persécutions, les conditions inhumaines des camps de concentration, et surtout l’importance de ne jamais oublier.
En octobre 2024, devant 1 500 élèves réunis au Nouveau Siècle à Lille, elle a refait entendre sa voix forte et déterminante. Ce moment fort symbolise son combat pour l’histoire et la dignité, comme relaté dans un article de France Bleu. Par son récit, elle sensibilise aux dangers du racisme et des discriminations en insistant sur la vigilance nécessaire aujourd’hui.
Son engagement dépasse le témoignage personnel : la création de la Maison Mémorielle Lili Keller Rosenberg à Roubaix matérialise cet héritage. Ce lieu de mémoire propose des expositions, archives, et rencontres qui prolongent l’enseignement de son expérience. Il offre une plateforme essentielle pour que la mémoire collective s’ancre profondément dans la société contemporaine. En dialoguant régulièrement avec les jeunes générations, Lili construit un pont entre passé et présent, instaurant une transmission vivante et directe de l’Histoire.
Sa démarche éducative résonne également dans le combat contre toutes formes de persécutions actuelles dans le monde. Elle rappelle avec force que la paix et la tolérance doivent s’appuyer sur une mémoire active et refusant l’indifférence. Ce témoignage offre ainsi une lumière précieuse sur le sens du souvenir comme acte de justice.
La vie après la déportation : résilience et reconstruction d’une existence bouleversée
La survie de Lili Keller-Rosenberg après les camps fut le début d’un long combat pour reconstruire une existence marquée par la tragédie. De retour à Roubaix, la jeune femme devait affronter le silence, la perte immense de sa famille et la nécessité de redonner sens à sa vie. Son parcours est celui d’une résilience exemplaire et d’une volonté inébranlable de témoigner.
Après la guerre, Lili fut confrontée à l’immense tâche de réapprendre une vie presque normale dans un contexte encore chargé de douleur et d’ombres. Son vécu fait écho à celui de milliers de survivants de la Shoah qui durent composer avec des souvenirs traumatiques tout en s’intégrant dans une société reconquise.
Cette section de son histoire illustre aussi l’importance des liens fraternels et familiaux, car Lili fut miraculeusement déportée avec ses petits frères, ce qui constitua un ressort moral essentiel. Le soutien mutuel permit de surmonter les épreuves extrêmes. Cette fraternité constitue un pilier central de son récit de vie.
Son témoignage met en lumière la nécessité d’apporter un accompagnement psychologique et social aux survivants, un enjeu toujours d’actualité, notamment pour les générations nées après la Shoah qui vivent l’héritage de cette mémoire. Lili a souvent souligné combien la mémoire individuelle s’inscrit dans une mémoire collective partagée, indispensable à la reconstruction humaine et sociale.
Voici quelques aspects clés de la résilience de Lili Keller-Rosenberg :
- Maintien d’une solidarité familiale malgré la déportation et la séparation.
- Engagement dans des actions éducatives et commémoratives tout au long de sa vie.
- Refus de l’oubli en transmettant un message d’humanité et de paix.
- Capacité à transformer la douleur en témoignage porteur d’espoir.
Roubaix aujourd’hui : une ville engagée dans la mémoire de la Shoah et l’héritage de Lili Keller-Rosenberg
La ville de Roubaix se distingue aujourd’hui par un engagement profond dans la préservation de la mémoire de l’Holocauste. Inspirée par le parcours de Lili Keller-Rosenberg, la cité a multiplié les initiatives afin de rester un lieu de recueillement, d’éducation et de vigilance contre les dangers de la haine.
À travers la Maison Mémorielle Lili Keller Rosenberg, l’histoire de la Shoah trouve un écho concret et pérenne. Ce lieu emblématique organise conférences, expositions, et rencontres qui permettent aux habitants de s’approprier un passé douloureux et de construire un avenir fondé sur la connaissance et le respect des droits humains. En 2026, ces actions restent plus que jamais vitales face à la résurgence de discours extrémistes et antisémites dans certaines régions d’Europe.
Roubaix incarne ainsi un lieu de mémoire active, où chaque citoyen est invité à se souvenir, apprendre, et transmettre. La ville rend hommage à la résilience de Lili Keller-Rosenberg et de tous ceux qui ont souffert des persécutions en rappelant l’importance de lutter contre l’oubli et les discriminations sous toutes leurs formes.
Un tableau récapitulatif des initiatives à Roubaix autour de la mémoire de la Shoah :
| Initiative | Description | Objectif |
|---|---|---|
| Maison Mémorielle Lili Keller Rosenberg | Lieu de mémoire, d’exposition et d’éducation sur la Shoah à Roubaix | Préserver le souvenir et transmettre aux jeunes générations |
| Conférences scolaires | Rencontres avec des survivants et historiens pour les élèves | Sensibiliser les jeunes sur l’Holocauste et le racisme |
| Expositions thématiques | Parcours historiques sur la déportation dans la région | Connaissance approfondie de l’histoire locale |
| Journée du souvenir | Commémoration annuelle en hommage aux victimes | Maintenir la vigilance contre l’antisémitisme |
Comprendre l’importance du témoignage de Lili Keller-Rosenberg aujourd’hui pour lutter contre la haine et les persécutions
Face aux défis actuels où les idéologies de haine et les discriminations persistent, le récit de Lili Keller-Rosenberg demeure un pilier essentiel pour la société. Son témoignage combat la répétition des erreurs du passé en éclairant la tragédie humaine que fut la Shoah. Il rappelle que la vigilance est nécessaire pour préserver la dignité et les droits de tous.
Le témoignage vécu qu’elle offre résonne bien au-delà du cadre historique. Il agit comme une alerte contre la banalisation des discours antisémites et racistes et souligne le rôle fondamental de l’éducation pour développer le respect mutuel. En proposant un regard direct sur les conséquences humaines des persécutions, elle met en garde contre ce que l’oubli pourrait engendrer.
Le combat de Lili s’inscrit aussi dans la construction d’une mémoire collective portée par les institutions et la société civile. Il s’appuie sur des actions concrètes et engagées, renforcées par des plateformes numériques et culturelles, comme celles relayées sur Roubaix XL ou encore la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Ces relais sont indispensables pour que le message de résistance face à la haine touche tous les publics.
Cette lutte contre les persécutions dépasse la seule histoire juive. Elle est un plaidoyer universel pour la dignité humaine, la solidarité, et la paix. Dans un monde marqué par des tensions et des conflits, préserver ce souvenir est une condition fondamentale pour construire un avenir éclairé par la justice et la fraternité.
Qui est Lili Keller-Rosenberg ?
Lili Keller-Rosenberg est une survivante des camps de concentration nazis, originaire de Roubaix, et connue pour son témoignage émouvant sur la Shoah.
Qu’a vécu Lili Keller-Rosenberg pendant la Seconde Guerre mondiale ?
Elle a été déportée à l’âge de 11 ans avec ses petits frères depuis Roubaix, et a survécu aux horreurs des camps de concentration nazis tels que Ravensbrück et Bergen-Belsen.
Pourquoi son témoignage est-il important aujourd’hui ?
Son récit contribue à transmettre la mémoire de l’Holocauste aux jeunes générations et à lutter contre toutes formes de haine, racisme et antisémitisme.
Comment Roubaix honore-t-elle la mémoire de Lili Keller-Rosenberg ?
La ville a créé la Maison Mémorielle Lili Keller Rosenberg et organise des conférences, expositions et commémorations dédiées au souvenir de la Shoah.
Comment le témoignage de Lili aide-t-il à combattre la haine ?
En racontant l’horreur des camps et l’impact de la persécution, son expérience personnelle sensibilise le public à l’importance de prévenir toute forme de discrimination et de violence.






